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Items filtered by date: mercredi, 25 décembre 2013 - Université des Frère Mentouri Constantine
mercredi, 25 décembre 2013 09:46

Un long-métrage en tournage au Vieux Rocher

C’est depuis dix jours que la ville de Constantine est le théâtre du tournage d’un nouveau long-métrage, au titre romantique : «Qalbi» (Mon cœur).

 

C’est un film de Mohamed-Fouzi Delmi, financé par «Merri marque groupe», d’après un scénario co-écrit par le réalisateur lui-même et Nassima Bekouche. Le directeur de la production est Karim Hakim Delmi et celui du casting Yacine Bousseboua. Le premier tour de manivelle a été donné le 9 décembre courant à la place Si El Haouès (ex-Place Générale), à proximité du palais Hadj Ahmed Bey. Selon le réalisateur, le film est une fiction inspirée de la réalité. Beaucoup de problèmes sociaux y sont traités: l’amour, la trahison, l’héritage, la famille, la cupidité, le mariage forcé… Enfin, des tares insupportables qui empêchent la société algérienne d’avancer. «D’habitude je suis plus intéressé par les films d’action, mais cette fois j’ai eu envie de lever un pan du voile qui cache les maux de notre société», nous confie le réalisateur, Mohamed-Fouzi Delmi. Voici un résumé du synopsis tel qu’il nous a résumé par un des acteurs principaux, Salah-Eddine Bouraiou.

En 2013, Acil (rôle campé par ce dernier) est un jeune homme issu d’une famille riche. Après la rupture de ses fiançailles, il rencontre Narimane (Selma Boukabbabi), dont il tombe amoureux. Croyant avoir trouvé le véritable amour, il l’épouse. Mais Moukim, le cousin de Acil, inspecteur de police (Mohamed-Cherif Bouaker, plus connu par Zinou) et le bien-aimé de Besma, -la sœur de Acil (Sarah Khrief), n’aime pas Narimane, et doute que sa rencontre avec Acil soit fortuite. Celle-ci, déçue de découvrir que c’est Wassel (Rachid Manghour), le fils aîné et frère de Acil, qui contrôle et gère tous les biens de la famille. Elle essaie alors de monter son mari contre son frère et le pousse à revendiquer sa part d’héritage. Acil l’écoute, avant de réaliser la mauvaise action de sa femme. Un accident de la route le laisse alors handicapé. S’ensuivra un complot qui sera déjoué par Moukim… Arrêtons là, et donnons plutôt envie au lecteur de découvrir lui-même ce film qui s’annonce plein de suspense.  
 

 

Yousra Salem

 

Published in La Revue de Presse
mercredi, 25 décembre 2013 09:45

Hafiza Bechiri Lannabi. Artiste-peintre

Profondeur et sensibilité féminine

 

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Une fois accomplis, ses pastels brillent d’un doux éclat emprunt d’une merveilleuse sérénité, laissant deviner l’expression d’une réelle quête intérieure.

 

L’artiste-peintre Hafiza Bechiri Lannabi a exposé du 10 au 16 du mois en cours, une soixantaine d’aquarelles à la galerie Issiakhem. Les férus d’arts plastiques ont eu l’agréable surprise de découvrir une belle collection de pastels, de petit format pour la plupart. De véritables pièces d’orfèvrerie qui allient à la magie et la douceur printanière des couleurs, une profondeur et une sensibilité toute féminines. Hafiza Bechiri peint spontanément, à sa manière, -usant de semi-figuratif et de formes abstraites-, les fleurs, les ruelles et impasses désuètes de la médina, sa mère drapée de la m’leya constantinoise, les anfractuosités brunes du Vieux rocher…Le massacre des enfants de Gaza lui a également inspiré trois aquarelles, une sorte de triptyque au titre éloquent : «Gaza et le Phosphore».

Là, les tons deviennent flamboyants, plus intenses, par rapport à la sobriété habituelle de sa palette, laissant enfin jaillir une révolte longtemps contenue. Elle utilise une technique d’aquarelle très personnelle, un mélange de couleurs de son propre cru, qui émergent au gré de son inspiration. Une fois accomplis, ces pastels dégagent un rayonnement emprunt d’une merveilleuse sérénité. A notre sens, l’artiste laisse deviner l’expression d’une réelle quête intérieure. «Pour moi, nous confie-t-elle, il y a toujours un pan de lumière au bout de la rue que je peins ; la lumière est l’élément le plus important». Vrai, le plus frappant dans ces vieux boyaux sombres de la médina, c’est justement cette blancheur éclatante qu’elle saisit dans sa substance même, et qu’elle arrive à rendre de façon étonnante. L’impression finale est féerique, comme si l’espoir était matérialisé… Elle voue d’ailleurs, dans ce sens, un respect particulier à la peinture de Paul Cézanne, dont l’impressionnisme s’appuie principalement sur la sensation visuelle.

Elle évoque aussi pour nous le « déclic » qui s’est fait en elle lorsqu’elle a vu l’artiste plasticien constantinois, Mahmoud Taoutaou, manier le pinceau devant elle. «J’ai été fascinée par ce geste, sa façon de faire bouger le pinceau, de le faire courir sur un espace donné; je crois que j’ai appris quelque chose», nous a-t-elle avoué. Voici, d’autre part, l’avis d’un amateur d’art, que nous avons rencontré sur les lieux, sur ces aquarelles : «L’artiste a fait un travail de synthèse, beau et intelligent ; elle est fluctuante, vaste, exubérante dans sa recherche ; chez elle ça peut aller des couleurs les plus claires, jusqu’au brun, pour un effet réussi de contraste ; il n’y a pas de plan fermé quand elle peint ces ruelles ; il y a une progression qui tend à aboutir vers l’essentiel, vers un véritable dépouillement dans sa quête de pérennité.» Rappelons que Hafiza Bechiri Lannabi est sortie de l’école des beaux-arts en 1972 ; elle a participé, depuis, à plusieurs expositions à l’échelle nationale.         

 

Farida Hamadou
Published in La Revue de Presse
mercredi, 25 décembre 2013 09:41

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